Intervention de la FSU au rectorat:

Intervention de la FSU au rectorat: les dernières avancées

Ce mardi 26 avril 2022, le rectorat a convoqué les représentant·e·s des personnels non-titulaires dans le cadre d’un Groupe de Travail (GT) afin de présenter les évolutions du cadre de gestion (datant de 2017) déjà mises en place cette année ou à venir, pour la rentrée de 2022.

 

 

Une première évolution concerne 114 collègues enseignant·es dans les disciplines professionnelles recruté­·es avant la mise en place du nouveau cadre de gestion (1er Septembre 2017). Ces dernier·ères ont déjà reçu ou vont recevoir un avenant à leur contrat (CDD) rétroactif au 1er Janvier 2021, prenant en compte leur expérience professionnelle antérieure à leur arrivée dans l’enseignement.

Analyse de la FSU : le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU, se réjouissent de cette excellente nouvelle. C’est une mesure qui va permettre à tous ces collègues de voir leur indice de rémunération augmenter et de bénéficier d’une hausse de salaire correspondante. Le rattrapage rétroactif équivaut en moyenne à 1 631€ sur la paye de mai (au plus tôt). Cependant, la FSU tient à faire remarquer que ce geste n’est pas suffisant : en effet, entre le 1er septembre 2017 et le 1er janvier 2021, ces mêmes 114 collègues ont perdu plusieurs milliers d’euros !

Une seconde évolution concerne ces mêmes 114 collègues ainsi que 52 autres issu·e·s des disciplines technologiques et générales. Dans le cadre de gestion mis en place à partir du 1er septembre 2017, l’évolution salariale a été définie comme suit : une première au bout de 2 ans d’ancienneté, puis une seconde au bout de 5 ans (2e+3e année), puis, une fois la CDIsation obtenue (6e année), une tous les 3 ans (8e /11e/14e année…). Là encore, toute personne qui n’avait pas de CDI et qui avait été engagée avant le 1er septembre 2017 était exclue de ce cadre. Le rectorat, comme précédemment, intègre nos collègues dans ce cadre avec rétroactivité au 1er janvier 2021.

 

Analyse de la FSU : le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU, se réjouissent encore une fois de cette décision prise par le rectorat. C’est en moyenne 1 626€ pour ces collègues concernés. Encore une fois, pour la FSU ce geste n’est pas suffisant. En effet, la première et la deuxième évolution salariales prévues par le cadre de gestion mis en place en 2017 n’ont pas été appliquées, et ne le sont, avec cette mesure, qu’à partir du 1er janvier 2021, entraînant là encore des centaines voire des milliers d’euros de perte pour tous les collègues en CDD. Le rectorat déclare n’avoir pas appliqué les deux premières revalorisations parce qu’il maintenait la paye des Indemnités de Vacances.


Une troisième évolution concerne les collègues relevant de disciplines « en tension » (c’est-à-dire où le recrutement d’agent·es non titulaires est difficile) et des territoires où il est également difficile de pourvoir les besoins. Le rectorat se donne la possibilité d’étendre les dates des contrats se terminant normalement le 07 juillet 2022, jusqu’au 31 Août 2022 pour des prises de poste au 1er octobre 2021. 80 collègues sont concerné·es par cette mesure pour l’année scolaire 2021/2022 et ont reçu ou vont recevoir un avenant.

Analyse de la FSU :  le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU, se réjouissent à nouveau de cette décision prise par le rectorat. C’est un gain financier conséquent (environ 2 mois de salaire) et, surtout, près de 2 mois gagnés dans l’optique d’une CDIsation. ATTENTION : le rectorat a refusé de fournir un tableau ou une cartographie que nous demandions, permettant de connaître les critères d’obtention de ces « extensions de contrat ». Dans l’immédiat, nous ne pouvons donc qu’encourager tou·te·s les collègues qui n’ont pas de contrat à l’année à nous solliciter, afin de demander, cette année et chaque année durant leur CDD, au rectorat à bénéficier de cette mesure.

Une quatrième évolution est envisagée pour l’année prochaine : il serait possible « à titre exceptionnel » et sur certaines disciplines en tension (notamment professionnelles) de proposer des contrats de 2 ou 3 ans. 

Analyse de la FSU : le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU, sont dubitatifs sur cette nouveauté. La volonté du rectorat est de permettre qu’un·e agent·e arrivant d’un poste dans le privé puisse s’engager avec plus de «facilité» dans l’Éducation Nationale.

ATTENTION : la FSU souligne que très peu de postes seront concernés. Ce dispositif ne garantit en aucun cas une stabilité pour l’agent·e non-titulaire, puisqu’un·e titulaire pouvant occuper un tel poste y sera affecté·e et le·la collègue ne pourra y être maintenue.

On voit bien que le rectorat tente de pallier les difficultés de recrutement qu’il rencontre. Seul une vrai revalorisation de nos métiers permettra de leur donner l’attractivité nécessaire.

Dernier point abordé. Testé cette année dès le 1er avril dernier, 33 collègues en CDI dont la quotité est comprise entre 15h et 17h59 ont reçu un avenant (débutant au 1er avril 2022 et jusqu’au 31 août 2022) pour effectuer un complément d’heures (jusqu’à 18h) dans leur établissement ou ailleurs. 

Analyse de la FSU : Les syndicats de la FSU sont plus que dubitatifs sur cette décision. Là encore, pas de  critères objectifs et transparents concernant les collègues concerné·es. Cette mesure sera-t-elle possible une année, mais pas la suivante ? Concernera-t-elle un·e collègue mais pas un·e autre dans la même discipline d’un autre établissement ? N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes concerné·es par cette mesure ou si vous avez des questions.